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Simon Keenlyside vit – en amont de ses nombreux concerts de baryton applaudi sur les grandes scènes d’opéra et de concert du monde – une relation insolite et personnelle à la nature: lorsqu’après avoir triomphé au Wiener Staatsoper ou au Royal Opera House de Covent Garden, il se retrouve dans son grand jardin des collines du Pays de Galles, où, loin de la contemplation de la nature romantique, il cultive en expert ses plantations d’arbres, arbustes et milliers de fleurs. Pour Keenlyside, ancien étudiant en zoologie à Cambridge, c’est aussi la musique qui le relie à la nature: «les vies de Schubert et Hugo Wolf reflètent bien davantage le cycle naturel et le rythme saisonnier faisant intégralement partie de leurs vies quotidiennes. Dans nos villes du XXI e siècle, nous vivons à l’encontre de la nature et risquons d’en perdre entièrement le contact. Je pense que notre musique décrivant la nature ne devrait pas être reléguée à un simple pastiche sentimental.» (Simon Keenlyside en 2006 dans Gramophone). Lorsque le «Britain’s best baritone» (The Times) accompagné de son aussi génial pianiste Julius Drake rend compte de la Nostalgie de la forêt ou du Désir d’une nuit d’orage de Schumann, explore En forêt avec Schubert le pourquoi d’une nature invisible à l’Homme, il sait très bien ce que les chefsd’oeuvre du lied romantique ont à communiquer au XXI e siècle.
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