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Exellentia
F. Schubert: Symphonie Nr. 9 [8] in C-Dur, D. 944; Bamberger Symphoniker, Jonathan Nott; 1 SACD Tudor 7144; 2007 (61'47)
Es gibt bei dieser CD, die den krönenden Abschluss des großartigen Schubert-Projekts der Bamberger (mit 'Schubert Dialog' und 'Schubert Epilog') darstellt, nur zwei Mangelpunkte, die zudem nichts mit der Interpretation zu tun haben.
Warum versteift man sich jetzt darauf, aus der Neunten die Achte und aus der Achten die Siebte zu machen, wo doch die Ausarbeitung der E-Dur Symphonie (bisher die Siebte) durch Schuberts eigene Hand viel weiter gediehen war als, sagen wir, die Zehnte von Mahler? Und nun wird dieses große Torso einfach weggewischt, ausradiert.
Daneben stellt Alfred Beaujean in seinen Kommentaren die Behauptung auf, das Werk sei 1825 entstanden – "und nicht, wie früher vielfach angenommen 1828". So schreibt er, begründet und belegt diese Behauptung aber durch nichts. Wenigstens hätte er erklären können, dass damit das Rätsel der so genannten 'Gasteiner Symphonie' gelöst wäre. Wenn dem denn so ist.
Jedenfalls beruft sich Jonathan Nott löblicherweise auf die Neue Schubert-Gesamtausgabe, die denn auch in Zukunft maßgeblich sein müsste. Bedeutsamer ist allerdings, dass er sich auch an deren Anweisungen hält und alle Wiederholungen macht, was besonders für die Expositionen wichtig ist und dem Werk ein Gleichgewicht verleiht, das ihm viel zu oft fehlt.
Auf vier Sekunden genau hat Nott das gleiche Zeitmaß wie Colin Davis mit der Staatskapelle Dresden – aber nicht die verstümmelte Profil-Edition, sondern die der Gesamtaufnahme für RCA! – und auch sonst teilen die beiden britischen Dirigenten viel, und vorerst einmal ein ungemeines Schubert-Verständnis, ein Wissen um das, worum es Schubert ging, und was von dieser Symphonie geradewegs zu Bruckner führt. Um das zu erkennen, sollte man sich einmal nacheinander diese Einspielung der 'Großen' von Schubert und eine Aufnahme der Ersten von Bruckner anhören.
Es geht um Aufbau, um Entwicklung ab der Exposition, um Innenspannungen, um dramaturgische Gliederungen und um Kontraste, die aber nichts Statisches an sich haben, sondern eine innere Notwendigkeit bezeugen.
So spannend, so intensiv hat man das Andante con moto wohl noch kaum gehört. Da Nott zugleich auf Transparenz und Nuancierungen hält, wird das Wechselspiel der Instrumente und damit der Klänge in seiner ganzen Intensität und Schönheit offen gelegt, zumal die Aufnahmekunst von Tudor (SACD-Verfahren!), ein Maximum an Wärme, Durchsichtigkeit und Dynamik erreicht, auch innerhalb der einzelnen Instrumentengruppen, und dem satten dunklen Klang der Bamberger optimal gerecht wird.
So haben wir es hier mit einer Neuauslegung der 'Großen' des großen Franz Schubert zu tun, die zu denen gehört, die Akzente, ja, Maßstäbe setzen und einige der historisierenden 'Revolutionäre' (Norrington!) in ihre Schranken zurückverweisen. Es kommt nämlich zuvorderst auf den Respekt vor dem Werk und nicht auf eine Selbstdarstellung an. GW
Pizzicato septembre 07
Supersonic
M.Theodorakis: Œuvres pour piano et orchestre; Suite n°1, Concerto, Symphonie n°2 (1er enregistrement mondial); Cyprien Katsaris, piano; Chorale Enfantine Marie-Astrid, Mondercange, Orchestre Symphonique RTL, Mikis Theodorakis; 2 CD Piano 21 P21 027-A; 1982 (114'45)
Enfin, doit-on dire! Ce double CD est, en effet, important pour plusieurs raisons. D’abord, il nous présente dans une interprétation cautionnée par le compositeur lui-même la seule symphonie de Theodorakis qui ne figure pas encore au catalogue CD, à savoir la deuxième, le 'Chant de la Terre'. Ensuite, cette œuvre elle-même a une signification essentielle dans sa démarche créatrice. Enfin, outre les qualités intrinsèques des interprétations, la combinaison des trois grandes partitions de Theodorakis pour piano soliste et orchestre est une façon particulièrement intelligente de faire comprendre aux auditeurs le cheminement musical et spirituel du compositeur.
Commençons par cet aspect-là.
En 1980, la Symphonie n°2 a marqué le retour de Theodorakis à la musique absolue, après vingt ans de créations musicales au service de la cause grecque et du combat pour la liberté. Elle est en même temps une transformation, voire une transfiguration, de la Suite pour piano et orchestre de 1954-55, écrite alors que Theodorakis avait tout juste commencé ses études au Conservatoire de Paris, et cette Suite est une œuvre encore totalement marquée par les souffrances endurées durant la guerre civile et les tortures subies à Makronissos, l’île de l’horreur. Theodorakis la reprend dans la Symphonie en la combinant avec la toute dernière composition réalisée à Paris, son ballet 'Antigone' créé à Covent Garden, et fait ainsi la synthèse entre l’élément dionysiaque et l’élément apollinien, une synthèse qui a toujours été primordiale dans sa démarche créatrice. Le Concerto quant à lui montre le chemin parcouru en trois années seulement et la maîtrise technique acquise à Paris.
L’auditeur a ainsi la possibilité de suivre pas à pas cette démarche et de découvrir le cheminement de Theodorakis vers la plénitude créatrice. La Symphonie n°2 est une grande œuvre, un incontestable chef-d’œuvre. Elle montre non seulement un savoir-faire remarquable, une richesse d’harmonies, de couleurs, d’expressions rares et une plénitude expressive, mais aussi une profondeur de pensée, une spiritualité qui est l’expression même de l’engagement de Theodorakis dans le monde et sa préoccupation pour la destinée de notre planète menacée. Le contenu spirituel de la symphonie est en effet le 'Chant de la Terre', son chant ultime avant que l’homme n’ait réussi à la détruire et à se détruire lui-même.
En même temps, cette symphonie est devenu le point de départ pour la dernière grande étape de la démarche créatrice de Theodorakis, sa réorientation vers la musique symphonique (ont suivi, en effet, les Symphonies n°3, 4 et 7 et la 'Passion des Sadducéens'), vers la musique byzantine (avec la 'Missa Greca' et le 'Requiem'), et surtout, vers l’opéra: 'Karyotakis' et la tétralogie classique, 'Médée', 'Electre' (création à Luxembourg, le 2 mai 1995), 'Antigone' et 'Lysistrata'.
Il importait donc que cet enregistrement soit publié.
D’autant plus qu’il est en tous points remarquables. Un excellent travail a été fait sur la mise en valeur des bandes originales datant de 1982. La musique 'sonne' vraiment bien. Mais surtout: les interprétations sont de très haut niveau. Quitte à ce que l’on connaisse le talent fou de Cyprien Katsaris, l’aisance avec laquelle il se joue de toutes les difficultés techniques, tout en conservant à son jeu la grâce, la finesse et l’élégance, il y a ici quelque chose d’autre qui s’ajoute ici. C’est l’identité de vue, la communauté d’esprit avec le compositeur. Il faut dire ce qui est: seuls des Grecs et des Chypriotes réussissent pleinement à rendre l’âme de la musique hellénique, et c’est précisément cette âme qu’on retrouve dans les trois interprétations. D’autant plus que Theodorakis, comme chef d’orchestre, est inspirateur pour l’orchestre de RTL, maintenant l’OPL, qui joue non seulement avec tout son talent, mais surtout avec un feu vraiment sacré. (Que la Deuxième Symphonie lui convienne bien, il l’a encore prouvé en 2002 quand il a donné l’œuvre au Mégaron d’Athènes sous la baguette, elle aussi très inspirée, de Bramwell Tovey. Mais ça c’est une autre histoire.)
Réjouissons-nous donc de pouvoir enfin disposer du 'chaînon manquant' de la musique symphonique de Theodorakis dans des interprétations qui méritent respect, admiration et reconnaissance. GW
Pizzicato septembre 07
Supersonic
L. van Beethoven: 33 Variations sur une valse de Diabelli op.120, 12 Variations sur un thème de Wranitzky; Vladimir Ashkenazy, piano; 1 CD Decca 475 8401; 7/06 (59'59)
Le pianiste Vladimir Ashkenazy ajoute un fleuron à son imposante discographie en interprétant les monumentales Variations Diabelli de Beethoven. Son approche à la fois intellectuelle et sensible présente un tableau d'une clarté extrême, sans complaisance ni effets inutiles. La sonorité du piano apparaît nimbée de peu de pédale, les traits techniques sont ciselés avec soin et le dynamisme extraordinaire de cette interprétation sert ces variations à surprises. Cet opus côtoie une œuvre de jeunesse virtuose et souriante, composées sur une Danse Russe tirée d'un ballet de Paul Wranitzky. Vladimir Ashkenazy leur donne une élégance et une luminosité remarquables. itb
Pizzicato septembre 07
Supersonic
E. von Dohnanyi: Récital sur Welte Mignon, 1905 (F. Schubert: Sonate D 845 (extrait); F. Liszt: Consolation no 3, Rhapsodie hongroise no 15, Fantaisie et fugue BACH, Rhapsodie hongroise no 13, Soirées de Vienne; L. van Beethoven: Sonate no 24; J. Brahms: Capriccio en si mineur; F. Chopin: Valses en ut dièse mineur; E. von Dohnanyi: Gavotte, Musette, Capriccio en si mineur; R. Schumann: Romance en fa dièse mineur; Ernst von Dohnanyi et Welte-Mignon sur piano Steinway; 2 CD Tacet 145; 1905 (83'38)
La série lancée par la compagnie de disques Tacet permet au mélomane du 21e siècle de réaliser un voyage extraordinaire dans le temps et présente, pour ce 6e volume, une collection superbe de pièces pour piano interprétées par l'un des plus grands pianistes hongrois de tous les temps, Ernst von Dohnanyi. Comme Dohnanyi est décédé en 1960 et a laissé très peu d'enregistrements à la postérité, ce document historique, qui sonne très 'vieille Europe' point de vue interprétation, avec des décalages entre les 2 mains, des timbres d'une douceur et d'une luminosité exceptionnelles, rendent hommage à un pianiste dont la virtuosité empreinte d'une musicalité à toute épreuve résonnent avec bonheur sur un instrument Steinway moderne, et ceci grâce à l'incroyable système Welte-Mignon, inventé en 1904 et dont les rouleaux verts et rouges et les 'doigts de feutre' reproduisent fidèlement les mouvements du pianiste enregistré! Un grand spécialiste, Hans-W. Schmitz, a relevé le défi d'associer le génie de cette invention centenaire et la technologie du 21e siècle, et on ne peut que s'émerveiller devant le résultat. A ne manquer sous aucun prétexte, en particulier pour les pièces de Liszt. itb
Pizzicato septembre 07
Supersonic
Spannungen: Musik im Kraftwerk Heimbach; Lars Vogt & Friends; 14 CD Avi 8553100; Live 1999/2006
Nachdem EMI die wunderbaren Konzerte des Eifeler Heimbach Festivals 'Spannungen' live eingefangen und als CDs herausgebracht hat, hat nun Avi das Projekt Heimbach übernommen und zum 10-jährigen Bestehen die 13 CDs samt einer Bonus-CD in einer limitierten Box herausgebracht. Eines vorweg: Das Resultat ist sensationell! Was der Pianist und künstlerischer Leiter Lars Vogt mit seinen Freunden Christian und Tanja Tetzlaff, Isabelle Faust, Isabelle van Keulen, Boris Pergamentschikov, Gustav Rivinius, Alban Gerhardt, Antje Weithaas, Kim Kashkashian, Tabea Zimmermann, Julia Fischer, Daniel Harding und vielen anderen an Substanz aus den Werken herausholen, ist schier unbeschreiblich. Kammermusik in Perfektion, trotz Live-Mitschnitten mit all ihren Zufälligkeiten, weil Vogt & Co das Wesentliche in der Musik in den Mittelpunkt ihres Musizierens setzen.
Spannende Begegnungen, lebendige Interpretationen und einfach wundervolle musikalische Sternstunden: Auf 14 CDs erlebt man als Hörer Kammermusik pur und an dieser Stelle können wir die Garantie geben, dass Sie Mozart, Mendelssohn, Brahms und Tchaikovsky, aber auch Berg, Hindemith, Schönberg und Messiaen kaum mitreißender, vollblütiger, ehrlicher gehört haben, als hier. Und wer zeitgenössische Musik mag, der wird durch die entwaffnend direkten und offen Interpretationen der Werke von Tatjana Komarova, Roger Boutry, Peter Maxwell Davies und Brett Dean neue Horizonte entdecken. Und Entdeckerfreuden gibt es mit den unbekannteren Kompositionen von Jean Françaix, Francis Poulenc und Marcelle Soulage. Hand drauf, diese Box gehört zum Besten, was in den letzten 25 Jahren an Kammermusik veröffentlicht wurde! Ein Juwel! RéF
Pizzicato septembre 07
Supersonic
D. Buxtehude: Membra Jesu nostri - Choralkantaten; Dresdner Kammerchor, dir Hans-Christoph Rademann; 1 CD Carus 83 234; 02/07 (69’01)
On a rarement entendu un enregistrement dont la restitution sonore présente un tel champ de profondeur et un relief aussi accentué. Dès la première plage, l’on est interpellé par la présence des musiciens, leur exacte localisation dans l’espace sonore qui s’ouvre généreusement et qui nous fait vivre en direct un concert pris sur le vif dont les retouches sont si minimes que l’on y ressent encore les respirations du chœur: il s’agit en effet d’un concert qui s’est donné le 11 février 2007 en la 'Lukaskirche' de Dresden.
Le 'Dresdner Kammerchor' déploie tout au long du concert une homogénéité et des couleurs baroques qui font ombrage à bien des petites formations spécialisées. On apprécie particulièrement la clarté de la diction, le sens de la dramatisation du texte dans le sens baroque d’une œuvre sacrée. On apprécie encore l’ampleur d’un chœur baroque, absolument sans lourdeur, tout en y retrouvant la transparence des meilleures formations solistes et les sonorités granuleuses, si typiques et indispensables à la musique baroque. L’ensemble instrumental, qui repose sur un continuo aussi lumineux qu’efficace, encadre merveilleusement cette formation exceptionnelle, tout en la soutenant magistralement. Seul, et c’est déjà un paradoxe, l’ensemble des solistes a quelques peines à nous convaincre face à tant de perfection du Dresdner Kammerchor.
Cette production pourrait mériter un 'Excellentia', que nous lui refusons pour deux raisons: la faiblesse de certains solistes par rapport à l’ensemble et surtout la superficialité du livret. En effet, celui-ci reste muet sur la vraie histoire de cette œuvre qui prend une place particulière dans l’œuvre de Buxtehude, le grand pilier de l’orgue avant Bach. Partant, il ne donne pas d’indications sur l’affectation de la musique. Est-elle destinée au genre du petit motet ou du grand motet? Konrad Junghänel nous a proposé l’année dernière une version en petit motet (CD plus concert de clôture des Rencontres Musicales de la vallée de l’Alzette) alors que Hans-Christoph Rademann hausse l’œuvre au rang de grand motet. Faisant abstraction de toute considération historisante et musicologique, l’on peut dire que cet enregistrement est une preuve éclatante que cette musique s’accommode très bien d’un grand effectif pour peu que l’on aie à faire à un ensemble discipliné, qui n’épaissit pas la polyphonie finement ciselée et qui sait la rendre dans le plus grand respect de la transparence et de l’équilibre des masses. Devant un tel niveau de perfection, les préjugés s’estompent progressivement et renvoient, in fine, l’auditeur devant son choix: préférer une version en petit motet ou celle de Rademann n’est plus une question d’argumentation scientifique mais devient une dialectique du coup de cœur. Assurément, cette production est une pure merveille!
Face à l’excellente version du 'Dresdner Kammerchor' sous Rademann, l’interprétation des Voix Baroques n’est pas très crédible. Dépourvues de profondeur, tant au niveau musical qu’au niveau de l’expression du sacré, les plages de ce CD glissent au travers des haut-parleurs et font vibrer le tympan sans émouvoir le cœur. Certes, la réalisation est belle, et elle peut certainement s’imposer face à la version de Konrad Junghänel, dont elle peut se prétendre l’égale, mais elle ne pourra jamais prétendre à la suprématie émotive. Les lignes sont trop lisses et l’ensemble instrumental, dépourvu d’un véritable 16’ (mis à part le théorbe), est bien trop léger pour faire vivre tout le poids de la souffrance contenue dans ces pages sublimes. PiRath
Pizzicato septembre 07
Supersonic
G. F. Händel: Floridante; Marijana Mijanović (Floridante). Vito Priante (Oronte), Joyce di Donato (Elmira), Sharom Rostorf-Yamir (Rossane), Roberta Invernizzi (Timante), Riccardo Novaro (Coralbo), Il Complesso Barocco, Alan Curtis; 3 CDs Archiv Produktion 477 6566; 9/05 (58'28, 50'21, 54'53)
Mit seiner neuen Händel-Einspielung ist Alan Curtis ein Volltreffer gelungen. Auf der einen Seite wartet er mit den üblichen Zutaten auf: einer akribisch bearbeiteten Quelle und sorgfältigen Instrumentierung sowie einer stimmlich herausragenden Solisten-Besetzung. Aber auch das Werk selbst, auf der anderen Seite, ist eine echte Ausgrabung. Händels dreizehnte Oper, uraufgeführt in der Saison 1721, hat ein wenig unter erschwerten Aufführungsbedingungen gelitten, da seitens Händel immer wieder auf unterschiedliche Besetzungen eingegangen werden musste. Insgesamt sind vier unterschiedliche Versionen der Oper hinterlassen, aus denen für die Aufnahme von Hans Dieter Clausen, dem Herausgeber der kritischen Hallischen Händel-Ausgabe, in mühseliger Detailarbeit eine 'Idealversion' destilliert wurde. Dabei zeugen die zusammengetragenen Arien von einem Meister, der sich aufs Neue beweisen musste. Nachdem Händel in London zunächst schnellen Ruhm erlangt hatte, begann sich das Publikumsinteresse in den 1720ern langsam von ihm abzuwenden, und solch einem Konkurrenten wie Giovanni Bononcini zuzuwenden. Händels Strategie bestand in einem Wurf hinreißender Stücke, die das ganze aufwühlende Potenzial der Händelschen Werkzeugkammer nutzen. Paulo Antonio Rollis rasantes Libretto lieferte dazu, wie Donna Leon in ihrem Einführungstext herausstellt, ein "freudvolles" Gewebe aus "Sex, Gewalt, Gier, Inzest, Eifersucht und Verrat".
Das Ensemble liefert das Ganze in einem Vortrag, dass man sich nur wundern kann, wie zuvor jemals etwas anderes als historischer Vortrag gewünscht werden konnte. Schon die Ouvertüre sprudelt nur so vor Spannung, Klangvielfalt, Elan und Witz. Auch die Vokalisten sind mit größter Sorgfalt gewählt. Im Mittelpunkt steht hier Marijana Mijanović, deren androgyn-dunkler Mezzo nicht nur gelegentlich von einem Countertenor stammen könnte, was unter manchen Hörern unter Umständen Befremden auslösen kann. Die übrigen Solisten überzeugen dagegen mit fülligen Timbres und innigem Vortrag, ob es die wie immer brillante Joyce di Donato ist, oder der überraschend kraftvolle Bass Vito Priante, den Curtis bereits bei Vivaldis Montezuma zum Einsatz gebracht hat. Nicht nur für Händel-Liebhaber eine vorbehaltslose Empfehlung. ejh
Pizzicato septembre 07
Supersonic
W.A. Mozart: Le Nozze di Figaro; Ildebrando D'Archangelo, Figaro, Anna Netrebko, Susanna, Bo Skovhus, Almaviva, Dorothea Röschmann, Contessa, Christine Schäfer, Cherubino, Marie McLaughlin, Marcellina, Franz-Josef Selig, Bartolo, Patrick Henckens, Basilio, Don Curzio, Olivier Ringelhahn, Florian Boesch, Antonio, Eva Liebau, Barbarina, Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor, Wiener Philharmoniker, Nikolaus Harnoncourt; 3 CDs Deutsche Grammophon; Live 08/06 (189'56
Nein, leichtfertig geht er nicht an Mozarts 'Nozze' heran: Für Harnoncourt hat eben auch ein toller Tag seine 24 Stunden. Warum also hetzen, wenn man Zeit hat? Diese Frage stellt der Maestro schon in der außergewöhnlich bedächtig gespielten Ouvertüre. Würde jemand anderer als Harnoncourt sich solche Tempi, solches Pathos erlauben, man würde ihn als Ewiggestrigen bezeichnen, an dem die Entwicklung der jüngsten Jahre vorbeigegangen sei. Der Dirigent hat mit guten musikologischen Gründen seine Tempowahl getroffen und sie mit dem Sujet erklärt, das, eingehender betrachtet, gar nicht so leicht und schon gar nicht heiter sein will, sondern vielmehr ein Drama von Ehe und Betrug, von Scheitern und Desillusion ist. In Harnoncourts Teldec-Aufnahme aus den Neunzigerjahren wurde das alles schon angedeutet, nur richtig realisiert hat er es bei den Salzburger Festspielen 2006, von wo dieser Mitschnitt stammt. Mozarts göttliche Musik erlangt eine neue Dimension, eine neue Expressivität, und Harnoncourt setzt damit zweifellos einen Meilenstein in der Interpretationsgeschichte der 'Nozze'. Musikalisch sind wir dem 'Don Giovanni' näher als etwa 'Cosi fan tutte', und aufgrund der Akzentuierung des Dramas empfindet der Zuhörer die Tragweite des Geschehens und die Emotionalität der diversen Charakter viel deutlicher als in anderen Interpretationen. Harnoncourts Tempi legen auch im Orchester neue Ausdruckswerte frei, von denen man bislang keine Ahnung hatte. Harnoncourts Musikzauber ist enorm und wird wohl niemanden gleichgültig lassen.
Sängerinnen und Sänger sind ausgezeichnet und fügen sich unter Harnoncourts Leitung und mit seiner völlig neuartigen Deutung der Oper zu einer geschlossenen Dramaturgie und fühlen sich dabei offensichtlich überaus wohl. D'Archangelo ist ein prächtiger Figaro, Skovhus ein nicht weniger überzeugender Graf, und Christine Schäfer entdeckt mit Harnoncourt im Cherubino völlig neue stimmlichen und psychologischen Aspekte. Anna Netrebko singt eine Traum-Susanna und die Rolle der Gräfin ist mit Dorothea Röschmann bestens besetzt.
Ein Jahrhundert-Aufnahme, die man kennen muss! RéF
Pizzicato septembre 07
Supersonic
Great Handel. Arien aus Semele, Messiah, Serse, La Resurrezione, Acis and Galatea, Ariodante, Samson, L'Allegro, il Penseroso ed il Moderato, Jephtha; Ian Bostridge, Kate Royal, Orchestra of the Age of Enlightenment, Harry Bicket; 1 CD EMI Classics 3 822243 2; 2007 (65'54)
Ian Bostridge singt Händel seit seiner Kindheit. Als 'Stimme einer Nation' wie der Sänger den Komponisten in einem bemerkenswert objektiven Artikel in seiner immer wieder interessanten und lehrreichen Guardian-Artikelreihe nannte, ist Händel ihm quasi eingeimpft worden. Aber 'sein' Händel klingt so ganz anders, als der 'normale' Handel. Bostridge, und das ist das wichtigste Merkmal dieser CD, singt keine Melodien, er singt Worte, klar verständlich und sinnerfüllt. Für jede Arie findet er den richtigen Ton, die richtige Bedeutung, die objektiv richtige Darstellung. Bei Bostridge ergötzt man sich nicht am Fluidum der Melodie, sondern an intelligent gestalteten Arien, die von ganz charakteristischen Figuren gesungen werden, deren Beweggründe man sofort erfasst, wenn man Bostridge singen hört. Und dabei hat er sich von der historisierenden Interpretation völlig freigesungen, er hat sogar, wie er schmunzelnd meint, einige Arien 'gestohlen', die heute normalerweise von Mezzos und Kontertenören gesungen werden. Da steht Bostridge völlig drüber und schert sich, der Musik zuliebe, weder um Sektierer noch um Dogmen.
Seine aus dem Liedgesang herkommende makellose Technik, die bruchlose Verbindung der Register, die stimmliche Souveränität und die wohltimbrierte Stimme rufen einmal mehr Bewunderung hervor. Und dennoch ist es letzten Endes das beseelte Singen, das am meisten imponiert, sei es im zarten 'Ombra mai fu', im absolut köstlichen Duett 'Happy we' aus 'Acis and Galatea' (mit Kate Royal), das wir selten so gelöst und beschwingt gehört haben oder im beschwörenden 'Waft her angels' aus 'Jephta', das in einer wundervollen Stimmung das Programm beendet.
Harry Bicket und das 'Orchestra of the Age of Enlightenment' unterstützen Bostridge kongenial und kleiden seine Stimme in einen inspirierenden Instrumentalmantel. RéF
Pizzicato Septembre 07
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